Plans pluriannuel de gestion

Le programme de travaux : Le Plan Pluriannuel de Gestion (PPG)

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Truite Fario - Aquarelle - ANT - Atelier Nature & Territoires
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Les travaux proposés et réalisés par l’EPAGE du bassin du Viaur émanent d’une concertation qui donne lieu à une planification pluriannuelle.

Le Plan Pluriannuel de Gestion (PPG 2011-2021) constitue un programme d’actions sur le moyen terme, il est mis en œuvre par l’EPAGE du Bassin Versant du Viaur, pour répondre à des enjeux d’intérêts généraux précisément identifiés selon les secteurs.

Sommairement, et à titre d’exemple, trois typologies sont prises en considération permettant d’orienter nos interventions selon la situation :

  • Têtes de bassin versant : zones apicales → protection des fonctionnalités,
  • Gorges forestières → surveillance, interventions raisonnées,
  • Amont immédiat  ponts et habitations → protection des biens et personnes.

Afin de faciliter la gestion, nos cours d’eau sont sectorisés, les limites correspondent à des points fixes dans le temps et dans l’espace (confluences, ponts,…). Les numérotations sont faites de manière progressive de l’amont vers l’aval.

Le Viaur et ses affluents sont des cours d’eau non domaniaux, les berges et le fond du lit sont la plupart du temps privés.

Avant toute intervention, il est donc nécessaire de définir :

  • Le cours d’eau,
  • Le secteur,
  • La rive (droite ou gauche) définie en regardant vers l’aval,
  • La/les commune(s), les cours d’eau sont souvent des limites communales,
  • La/les section(s) cadastrale(s),
  • Le/les numéro(s) de parcelle(s) cadastrale(s).

Pour permettre le montage de dossiers annuels, des échanges sont  régulièrement organisés sur le  terrain avec les propriétaires et/ou exploitants agricoles. Ils permettent de définir les besoins, et sont souvent l’occasion de proposer des solutions adaptées, bénéfiques pour le fonctionnement des milieux aquatiques.

Lorsqu’un accord a été trouvé, nous nous chargeons de récupérer les autorisations de passages et de travaux au moins un an avant le démarrage de la phase travaux.

L’équipe en régie constituée de 5 agents est chargée de l’exécution des travaux prévus dans le PPG. Certains prestataires peuvent cependant être sollicités selon la nature des travaux, pour cela, notre structure lance régulièrement des appels d’offres.

Le fait d’utiliser des fonds publics sur des parcelles privées est soutenu par une déclaration d’intérêt général (DIG) validée par les préfets des trois départements. Le service proposé aux élus,  propriétaires et/ou exploitants est reconnu comme étant d’intérêt général.

Quelques définitions et notions ...

La Ripisylve ?

La ripisylve (du latin « ripa » rive et « sylve » forêt), encore appelée végétation rivulaire, correspond à l’ensemble des végétaux qui se développent naturellement aux abords des cours d’eau. Ce sont des formations végétales adaptées à des sols régulièrement érodés, engorgés et submergés. Les différents processus (submersions, érosions et dépôts en matériaux), qui constituent le fonctionnement d’une rivière, créent les conditions propices à l’installation des ripisylves et à leur renouvellement sans qu’il soit nécessaire de les entretenir. L’intervention sur la ripisylve a lieu dès lors qu’il y a la présence d’un enjeu (protection des habitations contre le risque inondation, lutte contre les plantes invasives, etc.).

L’hydromorphologie ?

L’hydromorphologie s’intéresse principalement à l’étude des processus physiques contrôlant le fonctionnement des cours d’eau et des formes qui en résultent. Ces paramètres influencent la biologie dans les cours d’eau.  De nombreuses variables influent sur la forme de nos cours d’eau qui au fil des siècles dessinent nos vallées. Ainsi, les transports liquide et solide, la pente, la géologie, les débits, l’occupation des sols,… sont des facteurs ayant une incidence sur la forme de nos cours d’eau.

La granulométrie ?

La granulométrie permet d’évaluer la composition en matériaux solides du fond du lit du cours d’eau.

Les éléments présents en fonds de lit du cours d’eau sont de tailles variables, et leur répartition est conditionnée par les pentes (voir schéma ci-contre).

Le colmatage ?

Le colmatage se produit essentiellement sur des zones où le courant ralentit et favorise le dépôt d’éléments fins. Il peut être superficiel (seulement en surface) ou interstitiel (plus profondément enfoui entre les matériaux).

Il existe 2 types de colmatage :

  • Minéral : phénomènes de dépôt et d’infiltration de sédiments fins minéraux au sein du lit induisant un remplissage des interstices du substrat à l’origine d’une altération des fonctions (réduction des habitats disponibles, diminution des ressources trophiques, taux de survie des oeufs des lithophiles diminué, réduction des échanges avec le compartiment hyporhéique…).
  • Biologique : développement de biofilms bactériens ou algaux indépendant ou non du colmatage minéral.

Le colmatage des cours d’eau est une problématique très présente sur le bassin versant du Viaur. Ce phénomène est lié à des facteurs naturels (type de sol, pentes, événements pluviométriques) et a des facteurs en lien avec les activités humaines (imperméabilisation des surfaces, arrachage de haies, drainage, travail du sol…).

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