Les espèces et les espaces

Biodiversité du bassin versant du Viaur

Diversité

C’est probablement le mot qui traduit le mieux la richesse faunistique et floristique du bassin versant. Véritable carrefour bioclimatique, le territoire se situe géographiquement au point de rencontre des influences atlantique, méditerranéennes, continentales et montagnardes. A la fois cause et conséquence de cet improbable rencontre, le bassin du Viaur regroupe une mosaïque de paysages. Ainsi depuis l’amont, sur le Lévezou, où plateaux et vallons côtoient des altitudes proches des 1200 mètres à l’aval, on progresse doucement vers le Ségala et ses gorges encaissés pour terminer à 150 mètres d’altitude, là où le Viaur conflue paisiblement avec l’Aveyron.

C’est ainsi, qu’au sein d’un même territoire, on peut passer de tourbières en landes sèches, et que se tutoient droséras et sédums, tout comme le font l’Iris de Sibérie et l’Erable de Montpellier. A cette diversité de flore et d’habitats répond celle de la faune, le territoire abritant de nombreuses espèces de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens, d’insectes ou encore de poissons rares et protégées… à tel point qu’il est difficile d’être exhaustif en la matière !

Quelques espèces emblématiques du bassin versant

L’Écrevisse à pattes blanches, Austropotamobius pallipes

L’Écrevisse à pattes blanches, Austropotamobius pallipes, est un petit crustacé naturellement présent dans les cours d’eau d’Europe de l’Ouest. Cette espèce se rencontre encore dans près des ¾ des départements français, mais les effectifs de l’espèce sont depuis plusieurs décennies en forte régression, et les populations connues actuellement sont trop souvent isolées et moribondes. Ainsi, on estime qu’au cours de la décennie 1990, près de la moitié des effectifs de l’espèce a disparu en France ! La principale cause de disparition est attribuée à l’introduction d’espèce originaire d’Amérique du Nord, plus agressives, plus robustes et porteuses saines d’une maladie ayant décimé les populations locales. De manière générale, les atteintes portées aux petits cours d’eau ont également été une cause de déclin de l’espèce. Le bassin du Viaur abrite encore plusieurs populations remarquables, comptant plusieurs milliers d’individus !

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Ecrevisse à pattes blanches
Écrevisse à pattes blanches
Moule perlière, Margaritifera margaritifera
Moule perlière, Margaritifera margaritifera

La Moule perlière, Margaritifera margaritifera

La Moule perlière, Margaritifera margaritifera, également appelée Mulette perlière, est une espèce de bivalve naturellement présente dans les eaux des rivières des massifs anciens, comme le Massif central. Ses exigences écologiques, son cycle de vie complexe et sa très grande longévité en font un témoin privilégié de l’histoire et de la qualité de nos cours d’eau. En effet, cette espèce a besoin d’une cours d’eau avec un substrat non colmaté et d’une eau de très bonne qualité. De plus, pour sa reproduction, la présence de la truite fario est indispensable.

Historiquement présente dans un grand nombre de cours d’eau de France et d’Europe, l’espèce est aujourd’hui en fort déclin et ne subsiste plus qu’au sein de quelques rivières privilégiées, dont fait partie un affluent du Viaur, le Jaoul.

La Cordulie splendide, Macromia splendens

Grande libellule au vol infatigable, la Cordulie splendide, Macromia splendens, est une espèce endémique des cours d’eau du Sud-Ouest de la France et du Nord de la péninsule ibérique. Inféodée aux grands cours d’eau profonds, avec des faciès peu courants et une ripisylve dense, cette espèce est bien présente sur le Viaur en aval du barrage du Thuriès jusqu’à la confluence avec l’Aveyron. Son aire de répartition mondiale étant limitée, le Viaur porte donc une responsabilité particulière dans la conservation de cette espèce. On retrouve également sur ces secteurs deux autres espèces typiques du cortège de grands cours d’eau, la Cordulie à corps fin et le Gomphe de Graslin, dont l’aire de répartition se cantonne à l’Ouest de l’Europe.

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Cordulie splendide, macromia splendens
Cordulie splendide, macromia splendens
Azuré des mouillères
Azuré des mouillères

L’Azuré des mouillères, Phengaris alcon alcon

L’Azuré des mouillères, Phengaris alcon alcon, est un petit papillon inféodé aux zones humides tourbeuses. Là encore, il s’agit d’une espèce au cycle de vie complexe, nécessitant  pour sa reproduction la présence d’une plante hôte, la Gentiane pneumonanthe, et d’une espèce de fourmi du genre Myrmica. Pour ces raisons, la présence de l’espèce traduit la bonne fonctionnalité des milieux qui l’hébergent. L’espèce est connue à ce jour sur plusieurs zones humides du Lévézou.

 

Nos actions

Études et suivis

Afin d’améliorer les connaissances sur ces espèces, et pour disposer de données permettant de suivre leur évolution à plus long terme, des opérations d’inventaires et de suivi des populations ont été mises en œuvre. Si des enjeux sont identifiés, des programmes de préservation peuvent alors être élaborés. Cette connaissance permet aussi de sensibiliser les usagers à la sauvegarde de ces espèces, au travers de documents pédagogiques ou de sortie sur le terrain. Il importe de noter que ces espèces, particulièrement fragiles, témoignent de la qualité des milieux aquatiques : les protéger revient à protéger l’ensemble de l’écosystème et, par extension, les usages exigeant une bonne qualité de l’eau, comme la production d’eau potable ou l’abreuvement du bétail.

Cas des espèces exotiques « envahissantes »

On recense sur le bassin du Viaur plusieurs espèces dites « exotiques », c’est-à-dire présentes ici en dehors de leur aire de répartition naturelle. Ce constat s’applique à la faune, avec le Ragondin ou l’Ecrevisse de Californie, comme à la flore avec la Renouée du Japon, la Balsamine de l’Himalaya ou la Berce du Caucase. Si certaines espèces sont aujourd’hui trop largement implantées pour que des opérations de gestion puissent être envisagées, d’autres espèces émergentes sur le bassin du Viaur méritent une surveillance particulière afin d’empêcher leur extension, comme par exemple la Jussie ou l’Hydrocotyle fausse renoncule. Des opérations de gestion sont également menées par le SMBV Viaur dans le cas d’espèces susceptibles de poser des problèmes sanitaires, comme la Berce du Caucase par exemple.

 

Études et suivis

Afin d’améliorer les connaissances sur ces espèces, et pour disposer de données permettant de suivre leur évolution à plus long terme, des opérations d’inventaires et de suivi des populations ont été mises en œuvre. Si des enjeux sont identifiés, des programmes de préservation peuvent alors être élaborés. Cette connaissance permet aussi de sensibiliser les usagers à la sauvegarde de ces espèces, au travers de documents pédagogiques ou de sortie sur le terrain. Il importe de noter que ces espèces, particulièrement fragiles, témoignent de la qualité des milieux aquatiques : les protéger revient à protéger l’ensemble de l’écosystème et, par extension, les usages exigeant une bonne qualité de l’eau, comme la production d’eau potable ou l’abreuvement du bétail.

Cas des espèces exotiques « envahissantes »

On recense sur le bassin du Viaur plusieurs espèces dites « exotiques », c’est-à-dire présentes ici en dehors de leur aire de répartition naturelle. Ce constat s’applique à la faune, avec le Ragondin ou l’Ecrevisse de Californie, comme à la flore avec la Renouée du Japon, la Balsamine de l’Himalaya ou la Berce du Caucase. Si certaines espèces sont aujourd’hui trop largement implantées pour que des opérations de gestion puissent être envisagées, d’autres espèces émergentes sur le bassin du Viaur méritent une surveillance particulière afin d’empêcher leur extension, comme par exemple la Jussie ou l’Hydrocotyle fausse renoncule. Des opérations de gestion sont également menées par le SMBV Viaur dans le cas d’espèces susceptibles de poser des problèmes sanitaires, comme la Berce du Caucase par exemple.

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